Et soudain une bénévole des Restos du cœur a empêché un attentat

Elle apparaît en ombre chinoise. Derrière un paravent, en visioconférence. Sa voix, déformée par un brouilleur, contribue à livrer un témoignage impersonnel. Loin de la force émotionnelle conférée à ceux livrés à la barre, en chaise et en os. Si cette pratique tend, hélas, à se généraliser lors des procès jugeant d’actes de terrorisme, cette fois, personne ne songera à le lui reprocher. La justice et, plus généralement, la société doivent protéger la femme qui s’apprête à témoigner. Au lendemain du 13-Novembre, elle a permis d’empêcher une nouvelle tuerie. Depuis, elle a dû changer de vie pour insérer un programme de protection des temoins créé spécialement pour elle.

Vendredi, aux environs de 16 h 25, Jean-Louis Périès, le président de la cour d’assises spécialement composée, livre la véritable identité de cette femme contrainte de se cacher. Ce n’est pas grâve. Son vrai nom ne vaut plus rien, elle vit sous une identité d’emprunt dont la divulgation, elle, serait passible de longues années de prison. Dans cet article, on va continuer à l’appeler «Sonia»le prénom qu’elle…

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